mardi 30 avril 2013

#Défi30sexo: Jour 30


Crédit photo: rainbow-afro.tumblr.com

Jour 30: Se remettre en question en se posant les bonnes questions

            C’est ainsi que se termine le Défi30sexo! J’espère que vous avez apprécié ce mois de conseils et de suggestion, vous permettant d’accéder à une sexualité plus épanouissante. En ce qui me concerne j’ai eu beaucoup de plaisir à les écrire!

            Je crois que ce qui importe vraiment en matière de sexualité, c’est de s’amuser et de rester  fidèle à soi-même. Oui, l’authenticité est sans aucun doute la règle de base. Peu importe les choix individuels ou mutuels, les pratiques ou les projets de vie, l’important (je ne le répéterai jamais assez) reste de s’écouter et de se respecter.  Il est si difficile de ne pas se laisser envahir par cette incessante quête de performance qui est associée à la sexualité contemporaine, au désir de plaire, à cette obsession de la minceur ainsi qu’aux diktats hyper hygiénistes de la beauté.

            Je crois que la meilleure façon reste d’y faire face et de garder la tête hors de l’eau est de se remettre en question en se posant les bonnes questions. C’est à travers l’introspection et la prise de conscience qu’on en arrive à faire le point sur sa vie sexuelle et que les sphères sur lesquelles il est nécessaire de mettre plus d’efforts, se définissent. Pourquoi ne pas s’y mettre dès maintenant?

1. Considérez-vous mettre les efforts nécessaires pour rejoindre les différents besoins de votre partenaire?
2. Quels sont vos besoins émotionnels les plus importants?
3. Quels sont les sujets les plus difficiles à aborder avec votre partenaire?
4. Quelles formes d’affection aimeriez-vous que votre partenaire vous démontre?
5. Quels sont les plus grands tue-l’amour dans un couple?
6. Quelles activités aimeriez-vous faire avec votre partenaire?
7. Comment faites-vous face aux conflits? De quels outils bénéficiez-vous?
8. Qu’est-ce qui est le plus important dans les préliminaires?
9. Comment contribuez-vous au bien-être physique et émotionnel de votre partenaire?
10. Comment pouvez-vous faire en sorte d’augmenter la confiance entre vous et votre partenaire?
11. Considérez-vous que votre partenaire connaît vos pensées intimes? Vos préférences? Vos limites?
12. Vous êtes-vous déjà senti jugé par votre partenaire? Sur quels sujets?
13. Avez-vous certaines attentes suite aux activités sexuelles? Quelles sont-elles?
14. Quelles leçons tirez-vous du Défi30sexo?

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Que se passe-t-il? Là, en bas?




Crédit ohoto: journalmetro.com

Ah! La mycose vaginale! Bien que cette infection soit souvent bénigne, elle reste très déplaisante. Je réponds à vos questions pour vous aider à y voir plus clair. Cliquez ici pour lire ma chronique.

lundi 29 avril 2013

#Défi30sexo Jour 29

Crédit photo: Facebook.com

Jour 29 : Cultiver ses rêves

Pourquoi la notion du rêve est-elle importante dans la relation amoureuse?
La notion de rêve est un élément primordial au sein du couple car elle alimente le désir et le fantasme, éléments associés à une vie de couple «réussie». Par l’entremise de l’imaginaire, le rêve ou le désir amoureux, nous révèlerait nos besoins d’intimité. Pour favoriser une relation de couple avec une dynamique stable et durable,  l’état amoureux devrait être constitué de 50% de  rêve et 50% de  réalité, où il y aurait un équilibre constant entre les instances.

La réalité est souvent synonyme de quotidien banal, de routine  et de platitude. Or, le rêve permet au couple de s’évader, que ce soit ensemble ou individuellement et ce, selon les désirs et idéaux personnels de chacun. À l’inverse, les relations amoureuses qui ne durent pas, sont souvent celles empeignées d’une réalité trop grande. Effectivement, un sentiment d’hostilité peut s’en suivre lorsqu’une place trop importante est accordée à la réalité. Un équilibre solide est donc nécessaire pour que le couple en arrive à bénéficier des bienfaits du rêve, tout en gardant un contact avec la réalité.

Une personne vivant trop dans le rêve en arrivera à croire que l’autre satisfera l’ensemble de ses besoins ou encore qu’une source d’excitation sera toujours présente. En d’autres termes, certaines personnes croient qu’il y aura une concordance infinie et que tout restera «tout nouveau, tout beau» pour toujours. Cela est évidemment impossible dans la réalité. Les gens qui vivent constamment dans le rêve en viennent à refuser la réalité. Cela dit, les couples qui fonctionnent à long terme sont souvent constitués d’individus avec des rêves précis et bien distincts. Ainsi, les êtres ne vivent pas en fusion, mais deviennent deux entités bien hétérogènes. Ceux-ci apprennent alors à vivre dans un contexte d’harmonie, engendré par l’équilibre entre le rêve et la réalité. Bref, une croissance et une bonification du sentiment amoureux en résulte souvent.Le sentiment de réussite amoureuse est souvent présent chez les couples où les individus arrivent à développer différents moyens pour bien se connaître sur le plan personnel. Cela est possible par le fait de cibler ses besoins, ses limites, ses buts ainsi que ses objectifs.

Somme toute, la séduction est  le moyen de faire un pont entre le rêve amoureux ainsi que nos besoins dans la réalité. L’antiséduction serait l’élément qui tuerait le désir amoureux à la souche. Comment l’éviter? En développant différentes habiletés; la communication (verbale et non verbale) ou l’écoute active par exemple. Développer et renforcer une différence entres les est donc l’idée à préconiser. Somme toute, dans le but d’avoir une relation de couple durable, il est question de travailler à se conserver une intimité en vivant en harmonie entre le rêve et la réalité, mais sans toutefois en perdre son autonomie (en définissant ses projets de vie par le regard de l’autre). Un couple heureux trouve son équilibre entre les divergences ainsi que les similitudes des partenaires.

Et vous? Quels sont les rêves qui pourraient vous rendre heureux?

dimanche 28 avril 2013

#Défi30sexo: Jour 28



Crédit photo: www.choses.biz.com


Jour 28: Se planifier une virée shopping...coquine!

            À partir du moment où les partenaires pensent bien se connaître, ils se contentent très souvent «d’entretenir» leur vie sexuelle en la mettant sur pilote automatique. Mais pour en arriver à cultiver une sexualité réellement épanouissante, il importe de trouver différentes façons de l’alimenter. Cela implique qu’il est nécessaire d’y consacrer de l’énergie et des périodes de réflexion.

            Qu’on se le tienne pour dit; en solo ou accompagné, il n’y a aucun mal à se faire plaisir avec des jouets sexuels. À vrai dire, les bienfaits qui y sont associés sont nombreux et variés; ils permettent notamment de partir à la découverte de nouvelles sensations, de repousser la routine et d’innover. La curiosité et le sens de l’humour sont des ingrédients qui aident à aller à la rencontre du plaisir, alors pourquoi s’en priver?

            Il importe toutefois de garder en tête que ces joujoux peuvent toutefois devenir handicapants. En effet, il en est ainsi lorsque ceux-ci deviennent indispensables à l'intimité et obligatoire à l’excitation sexuelle.

            Rappelez-vous que les gadgets ont pour but d’ajouter du plaisir.  La volonté de les intégrer à votre vie sexuelle devrait donc être partagée. En aucun cas ils ne devraient devenir une corvée pour satisfaire l’autre ou être imposés.

            Cela dit, pourquoi ne pas prendre le temps de discuter de vos préférences et réticences (en se fixant certaines règles!) et vous planifier  une petite virée shopping à deux?

Bonne discussion!




#Défi30sexo: Jour 27


Crédit photo: lecarnetdefernanda.wordpress.com


Jour 27 : Faire le point sur son éducation sexuelle[1]

            Est-ce que la sexualité était un sujet tabou dans votre famille? Étiez-vous en mesure de poser vos questions  afin d’acquérir une information fiable en matière de sexualité? Pouviez-vous parler ouvertement de vos premières expériences? De vos angoisses?

             Lorsque l’on fait référence à l’éducation sexuelle, on renvoie surtout à l'idée de transmettre différentes valeurs ainsi que des recommandations à l’égard des relations interpersonnelles et des choix personnels. Or, il s’agit de toute forme d’initiation à la sexualité, que cela soit en milieu scolaire, familial, culturel, etc.

            Cela dit, la qualité de l’éducation sexuelle reçue à travers l’enfance et l’adolescence a des impacts considérables sur la vie adulte; elle teinte la rencontre à l’autre, détient une place cruciale dans le développement de l’estime de soi, de l’apprentissage et du respect d’autrui. L’éducation sexuelle a également une place significative dans le concept d’épanouissement personnel ainsi que dans la façon d’envisager sa vie de couple, de se fixer des objectifs et dans le processus de différenciation entre les partenaires. Bref, il importe de se questionner sur l’éducation à la sexualité ayant été reçue, dans l’optique de pouvoir mieux analyser sa vie sexuelle et du coup, mieux la comprendre.

Je vous propose de prendre quelques minutes afin de réaliser le petit exercice suivant.

Consignes

- Vous pouvez faire cet exercice avec une autre personne
- Vous pouvez ne pas répondre à certaines question si vous le désirez
- Parlez de votre enfance et votre adolescence et non celle de vos enfants (si vous en avez)
- Il se peut qu’à certains moments vous n’ayez pas de souvenir précis sur certains points; c’est tout à fait normal, passez à autre question.
- Respectez votre pudeur et vos limites.


1. À quel âge avez-vous su «comment se faisaient les bébés»? Qui vous l’a expliqué?
2. Dans votre famille, quelles questions étiez-vous autorisé(e) à poser à propos de la sexualité?
3. Quel vocabulaire utilisait-on pour désigner les parties génitales, les fonctions naturelles, les activités sexuelles? Quelles impressions vous communiquaient à propos de votre propre corps, les mots qu’on utilisait ou l’absence de mots?
4. Comment démontrait-on de l’affection dans votre famille? Entre qui? Quels sentiments vous ont-ils été communiqués à propos du fait de donner ou de recevoir de l’affection?
5. Quelle était l’attitude de la famille à l’égard de la nudité? Quels sentiments vous a-t-on transmis à propos du corps?
6. D’où avez-vous tiré vos renseignements sur les questions de sexualité qui n’étaient pas discutés à la maison?
7. Quels souvenirs avez-vous de l’approche de l’adolescence? Et de votre adolescence en général?
8. Quand avez-vous été sérieusement amoureux ou amoureuse pour la première fois? Comment vous sentiez-vous? Quelle a été la réaction de vos parents?
9. Quelles étaient vos craintes ou appréhensions concernant les premières relations sexuelles? Avec qui pouviez-vous en discuter?
10. En somme, comment évalueriez-vous votre éducation sexuelle?


[1] Duquet, Francine, Sexologue, PhD, SEX3203; Intégration et maturation professionnelle, 2011, Uqàm